Sévignacq église saint Pierre
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Histoire de Sévignacq

SÉVIGNACQ a aussi un nom à consonance gallo-romaine. La butte sur laquelle est édifiée l'église du village est un ancien oppidum entouré d'un fossé et, près du castérot, devait se trouver une puissante villa. En 1385, Sévignacq apparaît pour 27 feux. Charles d'Auture était seigneur de Sévignacq en 1680, mais ce fief appar­tenait auparavant à la famille de Gramont. Au XVIII° siècle il appartint à la famille de Bataille Sévignacq.

L'église romane Saint-Pierre date des XI° et XII° siècles et fut remaniée au XV° siècle. Elle comporte deux nefs avec deux absides romanes, de belles fenêtres flamboyantes. Le portail roman est particulièrement remarquable avec des voussures sculptées représentant les vices. le tympali possède un beau chrisme. Le clocher mur est typique du Vic-Bilh. La chaire du XV° siècle est classée. L'église possède aussi une vierge à l'enfant du XVII° siècle, un retable néo-classique et deux bénitiers respectivement des XVII° et XVIII° siècles. Cette église servit de temple du temps de la réforme et subit quelques dégradations au moment des troubles religieux. Les gens de la R.P.R. ( religion prétendument réformée, suivant les catholiques ) étaient en effet nombreux à Sévignacq, et défendirent âprement leur foi. Comme à Carrère, il existe, près de l'entrée, une petite terrasse à laquelle on accède par trois marches.

Près de Sévignacq, se trouvait Loubée, un hameau aujourd'hui rattaché à Sévignacq, enserré entre Mouhous et Carrère, séparé de Coslédaà par le petit Lées.  Cette communauté est citée en 1547 (d'après P. Raymond). En 1569, les biens ecclésiastiques de « Domenger de Vidau, rector de Cabidos... prébender... de Lube...» sont mis à ferme. En 1673, le « Parsan de Lubbet »dépend du Seigneur de Sévignacq. En 1682, Jacques de Colomiès, sieur d'Escoubès, Lubée et Baziet est reçu aux États à ce titre. Constant Lacoste démontre qu'il y eut bien une église à Loubée, conformément à la tradition, qui fut détruite avant la fin du XVII' siècle. Il est en effet question de la prébende de Loubée en 1696 et en 1749... Cette église se serait trouvée au carrefour du chemin passant devant l'école et l'oratoire... Cet oratoire a été dressé devant un tumulus qui fut fouillé et livra quelques poteries aujourd'hui disparues...

d'après André Anglade "Vic-Bilh le vieux pays"


 

SÉVIGNACQ

 

Depuis 1989, le bourg s'est débarrassé de sa particule "-de-Thèze", voulant y gagner en sentiment d'autonomie. Étendu sur un plateau fertile entre les rives du Gabas et celles du Lasset, le village, de type castelnau, est mentionné dès 1140 sous le nom de Sevinhacum en 1140 et sous celui de Sevinhac d'Arrer en 1385. Dans la trentaine d'ostaùs de l'époque, figuraient ceux d'un barbier, d'un forgeron et le couple caperaa*-cagots. Ces derniers avaient leur cimetière particulier au lieu-dit "La Gleysiole de Balère". Pour insulter quelqu'un, on lui disait cette phrase suffisamment explicite : « Qu'as l'ayoou a la glèysoto dé Baléro » (tu as l'aïeul à la minuscule église de Balère).

Vers l'an 1070, un fait insolite s'est passé à Sévignacq : en présence de l'évêque de Lescar, le seigneur Garsias Arnauld trucida un de ses semblables et pour la pénitence de l'homicide, il dut faire don de l'église au dit évêque. Un de ses successeurs Ézarnald de Desast revint sur ce don qu'il se réappropria : en conséquence de quoi, il fut excommunié.

La seigneurie était le centre d'une claû (clé) qui indiquait un système défensif verrouillé autonome : outre Sévignacq, en faisaient partie les villages de Baziet, Loubée, Coslédaà et Lube. Elle était curieusement détenue par des abbés laïques (et vice-versa) : en 1782, le détenteur était Jean de Bataille, d'où la présence du château du même nom, bâti au XVllle siècle. Particularité : Catherine de Gramont posséda la seigneurie vers 1620.

Maints indices permettent d'établir la présence d'un habitat dès l'époque gallo-romaine. Des recherches archéologiques menées par l'université de Pau ont mis en évidence des vestiges encore plus anciens, dont outils, flèches, bris de céramique, une dizaine de tumuli, prouvant que les lieux étaient occupés avant l'âge de bronze (-4000 ans).

Il ressort également qu'il existait 3 zones d'habitat à l'époque romaine (près de l'église, au sud du village et au quartier Laspoudges). Ces conclusions ont été déterminées grâce à la découverte sur les lieux d'amphores, tuiles, céramiques et autres débris. Le passage dans la commune du chemin de Saint-Pé, voie pastorale fréquentée dès la préhistoire, peut expliquer en grande partie cette richesse en vestiges.

Au cours des Xe et Xle siècles, le développement du village s'est effectué à partir du lieu-dit Castérot, autour de l'église, laquelle a été reconstruite sur les bases de l'ancienne, elle-même établie sur une butte qui était en fait un ancien oppidum.

On trouve de très vieilles fermes du XVlle et XVllle siècles, et une église romane (fin Xle - Xlle siècle) en partie classée "monument historique", dont le portail, renfermant notamment des sculptures à caractère érotique à travers lesquelles, d'aucuns y ont vu une interprétation débridée, satirique ou réaliste, des mœurs de l'époque. Le portail sud a été sculpté vers 1145 sous l'influence du maître de Morlaàs.

On note la présence de moulins dont un de 1732 et celui de Larribère de 1859 (restauré).

caperaa*: curé.

d'après Hubert Dutech


Pour en savoir encore plus sur Sévignacq.

Sévignacq.

Outre le nom du village mentionné « Sevinhacum » en 1114 dans le cartulaire de Lescar et qui ne laisse pas de doute quant à son origine gallo-romaine, les traces de l'occupation romaine à Sévignacq et dans les environs restent nombreuses.

L'église du village est construite sur une légère éminence constituée par les ruines d'un ancien oppidum dont la configuration primitive est encore visible par endroits : c'est ainsi que le cimetière qui entoure l'église se trouve surélevé par rapport aux terres qui l'environnent et dont il est séparé par un fossé.

En 1385, le village comptait 27 feux et ressortissait au baillage de Pau. En 1680, lors d'un dénombrement, on trouve mentionnés la signature et le sceau du Sieur Charles d'Auture, seigneur du lieu. Sévignacq fut également un des fiefs de la famille de Gramont. Une dame de Gramont, comtesse de Lauzun, décédée en 1627, est inhumée dans la très belle église de Sévignacq. Cet édifice qui date du XI° siècle est assez remarquable. Le portail est un des plus beaux spécimens de sculptures romanes en Béarn. Mais en 1569, lors des troubles religieux, cette église eut à subir de nombreuses dégradations, elle devint même pour quelque temps un centre important de réformés.

Actuellement, Sévignacq fait figure de village assez dynamique avec ses commerces, ses artisans, ses services, sa société sportive, son foyer rural... L'essentiel des activités est cependant constitué par l'agriculture. Voici la description qu'en faisait Paul Lafond en 1893.

« En plein Vic-Bilh, se trouve sur le ruisseau le Gabas, le village de Sévignacq qui compte huit à neuf cents habitants disséminés dans des fermes et des métairies éparses. Il n'existe, pour ainsi dire, pas d'agglomération d'habitations, mais seulement quelques maisons, encore assez distantes les unes des autres, dans le voisinage de l'église : la mairie, les écoles et deux ou trois cabarets ou auberges sur la route de Garlin ».

extrait de "la vie de mon pays... en Béarn".
 

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Dernière modification: 02/07/2013