vieux papiers béarnais
Dernière modification:  16/08/2016


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Les vieux papiers.
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En 1843 ! 


   
Les provisions
 

 

 

 

En 1805, on n'allait pas si souvent au supermarché, alors on faisait des provisions !
 

Quand les curés en venaient aux mains.
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La première version des fors de Morlaàs (XI° s)
 

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La première version des fors de Morlaàs (XI° s)
 

 

DEUX ARRÊTS
DU PARLEMENT DE NAVARRE
CONCERNANT LE VIC-BILH

(1739 et 1789)

Pour lire les deux documents,
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La cruauté des châtiments, il y a à peine deux siècles et demi peut surprendre.

Les deux Arrêts ci-dessous sont consignés dans des registres du Parlement de Navarre conservés aux Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques. Le premier du 14 décembre 1739, est un Arrêt condamnant à être brûlé vif un homme coupable de sacrilège et du vol de vases sacrés et d'ornements dans les églises de Lembeye et d'Arricau. Le second, du 25 mai 1789, est un Arrêt condamnant à être roués vifs jusqu'à ce que mort s'en suive, les assassins du seigneur de Bretagne.

 

Pour la transcription, l'orthographe adoptée dans les documents a été respectée, à l'exception de l'accentuation pour laquelle l'usage actuel a été retenu.
Voir les documents 

 

 

 


 
Les fors de Béarn.

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Le diplôme de Marie-Louise Clouté.
   
Le diplôme d'Adjoint au Maire, en 1900

Agriculture


( 15 Juin 1855 )

M. le baron Louis-François de Vallier.

Monsieur Louis François de Vallier, ancien commandant de place de Navarrenx, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis et de Charles III d’Espagne, ancien correspondant et président de la section des Basses-Pyrénées, a succombé le 15 de ce mois ( juin 1855 ) dans son château de Coslédaà, à une longue et douloureuse maladie, âgé de 92 ans. Monsieur le baron de Vallier était né en 1762. Il n’avait que 14 ans lorsqu’il prit du service dans les armées de Louis XVI ; et il était officier supérieur lorsque nos discordes civiles, ses principes politiques et le pieux attachement qu’il a constamment gardé pour la royauté légitime l’obligèrent à émigrer.

Après avoir séjourné quelque temps en Allemagne, il se rendit en Espagne où il servit dans l’état-major des Princes. Là, pour tempérer l’amertume des souvenirs de la patrie absente, il s’adonna avec ardeur à l’étude des sciences naturelles, notamment de la botanique qui lui procura une foule de plaisirs faciles, indépendants du caprice des hommes et des événements du sort. Plusieurs espèces de plantes et quelques genres inédits trouvés par lui dans ses excursions au milieu de cette mine féconde et presque inexplorée alors du règne végétal le mirent en rapport avec Desfontaines, Lamarck, et quelques autres célébrités scientifiques, et lui obtinrent l’amitié d’Orthéga, et celle des auteurs de la flore du Pérou, Ruiz et Pavon qui lui dédièrent en reconnaissance, de ses précieuses conquêtes, le Valliera triplinervia, genre nouveau dont ils ont enrichi la flore péruvienne.

En 1802, M.de Vallier rentra en France et se lia d’amitié avec notre célèbre Palassou, pour lequel aussi l’étude de la nature avait toujours été l’unique objet de ses contemplations. Pendant plusieurs années passées à côté l’un de l’autre, ils travaillèrent en commun, généralisant leurs idées, considérant dans l’ensemble des êtres de la végétation leurs rapports entre eux et leur harmonie avec les autres êtres de la création. Aussi des souvenirs délicieux s’étaient attachés à cette relation, et c’était toujours avec bonheur que dans ses vieux jours M. de Valette se plaisait à évoquer. Lorsque la société Linnéenne de Bordeaux se fonda, elle confia à l’abbé Palassou la présidence de la section des Basses-Pyrénées, nomma M. de Vallier membre correspondant et à la mort de Palassou, elle transféra les regrets que lui causait cette perte en offrant la succession de notre section à l’ami de ce savant.

En 1815, M. le baron reprit du service. Il fut nommé au commandement de la place de Navarrenx, qu’il garda jusqu’en 1830. À cette époque il se retira au château de Coslédaà dont il avait fait l’acquisition l’année précédente, et se livra exclusivement à l’agriculture, appliquant les nouvelles méthodes, cherchant à les faire adopter par les agriculteurs qui l’entouraient et déplorant leur aveuglement quand ses conseils et ses exemples étaient impuissants à les soustraire à leurs vieilles routines. Bon, généreux, compatissant, son noble cœur ne laissait autour de lui aucune souffrance sans la secourir, aucune douleur sans la soulager, aucune misère sans lui prodiguer ses bienfaits. Après une vie si bien remplie, M. le baron de Vallier est mort saintement ayant reçu tous les secours et toutes les consolations de la religion. La société a perdu en lui un homme bon et aimable, d’un commerce agréable et sûr ; les malheureux un bienfaiteur toujours obligé à les obliger, et les sciences naturelles un de leurs amis les plus éclairés. Aussi emporte-t-il dans sa tombe les regrets profonds de ses amis, l’estime générale, et sa famille, que cette perte laisse accablée de douleur, a recueilli dans cette triste circonstance les témoignages d’estime et de sympathie de la population entière qui l’entoure.

J.R.B

Pour les articles des nouvelles locales

E.Vignancourt.

 

 

Agriculture : lettre de M.de Valette.

 

Coslédaà, le 17 juillet 1844. 

Monsieur le rédacteur,

J’ai lu, dans le feuilleton de votre intéressant journal de mai dernier, article Agriculture, l’extrait d’un rapport de Monsieur Leclerc Thouin, à la société royale d’Agriculture, relatif à l’emploi du Huano  ou Guano comme engrais. J’ai lu aussi des essais comparatifs dont voici le résultat.

Je reçus, l’an dernier, au mois de février, quelques livres de Huano que M. le général baron Jacobi eut l’extrême obligeance de m’envoyer et j’en fis la distribution suivante :

Après avoir fait fouir un carreau de mon jardin, dont deux tiers avaient été fumés avec un fumier bien soigné de mes étables, et l’autre tiers partie avec de la Colombine, partie avec du Huano placé au fond des sillons, je fis semer dans la totalité de l’orge nampto et grain par grain, le tout recouvert avec le râteau. La végétation fut plus prompte et constamment plus belle dans la partie qui avait reçu du fumier d’étable ; les gelées du mois de Mai firent beaucoup de tort à cette graminée et la récolte fut très médiocre.

Dans un champ destiné au maïs, je fis tracer trois sillons ; dans un et demi, je fis placer au fond du huano, dans l’autre de même étendue du fumier bien consommé ; le reste du champ fut fumé comme de coutume, labouré et ensemencé le même jour que les autres sillons. La végétation dans ceux-ci se montra supérieure au reste, j’ajouterai même que celui pourvu de huano l’emportait sur tous les autres, par la grosseur des tiges et l’ampleur des feuilles, mais les épis ne furent pas plus beaux.

Cette expérience, quoique sur une très petite échelle, me porte à croire que si les fumiers sont bien faits, l’engrais chilien ne pourrait convenir à notre culture qu’autant que nous pourrions l’obtenir à un très bas prix.

On m’a dit que M. le Préfet à l’intention d’établir un concours de Charrues. On doit applaudir à cette heureuse pensée qui peut apporter d’utiles changements dans les instruments aratoires employés dans le Pays en faisant adopter ceux perfectionnés et qui abrègent le travail.

Nous doter de bons chemins, c’est encore venir en aide aux cultivateurs, et sous ce rapport, M.Azevedo joindra son nom à ceux de Lebret et d’Étigny qui ont tant de droits à la reconnaissance des Béarnais.

Agréez, etc.

Le baron de Vallier.

 

Acte de décès du baron Louis François de Vallier, décédé le 15 juin 1855 au Château de Coslédaà.


 

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