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ça aurait pu être une belle journée ...

 

 

Emile Mieya 1910-1944

À Escoubès, dans un chemin un peu à l’écart de la route principale, entourée de verdure, on peut remarquer une plaque commémorant un triste événement.
Le 15 juin 1944 aurait pu être une belle journée de fin de printemps. Émile se trouvait dans le champ en face de chez lui, lorsque son ami André Lom vint lui rendre visite. Ils entrèrent dans la maison pour « boire un coup ». Soudain, une patrouille allemande surgit au détour du chemin. Le bruit de bottes surprit les deux jeunes hommes. Pourquoi tant de soldats dans ce coin habituellement si tranquille ? Ne venaient-ils pas ici pour les capturer ? Le S.T.O (service du travail obligatoire), les arrestations, la gestapo, la déportation, les pires sévices, André n’avait aucun papier d’identité puisqu’il n’était pas chez lui… que faire face à cette horde sauvage armée jusqu’aux dents ? Fuir ! Il sauta par la fenêtre de derrière… Mais les Allemands aperçurent le fuyard, sans parvenir à le capturer. Bien entendu, Émile devenait un suspect donnant asile à un « terroriste ». Les allemands, rendus nerveux par les nouvelles du débarquement de Normandie en train de se dérouler, en cette période où la résistance devenait de plus en plus active, n’étaient pas disposés à la clémence. Un suspect mort valait mieux qu’un résistant en liberté. Ils placèrent Émile et un gamin de « l’assistance » dans un coin de la cour, le temps de tenter de rattraper André. Comme ce dernier était introuvable, ils déchargèrent leurs fusils sur Émile, épargnant le jeune qui se trouvait à ses côtés… Il peut y avoir un côté humain dans la barbarie !

La patrouille quitta les lieux, laissant Émile dans les bras de sa jeune épouse éplorée et terrorisée.

Ce 15 juin aurait pu être une belle journée…


 

Xiavier Mieya, le père d'Emile, avait fait toute
la campagne de Verdun
où il fut blessé avant de revenir au front.

Joseph Mieya, le frère d'Emile, était
prisonnier au Stalag V. A, avant d'être
libéré "pour raison de santé" (chose rare!).
Il était chez lui, à Escoubès, quand Emile a été fusillé.

                                      


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