Escoubès
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Escoubès.

 

Campé dans le vallon du Gabas, le village se trouve au centre de la région dite "des Touyas". Il est possible qu'il ait tiré son nom de la fabrication sur place de balais, escoubos, de bruyère (brano) et de graminées (méliques). Certains endroits peu fertiles de la commune étaient en effet largement couverts de ces plantes.

En 1385, Escobee comprenait 19 oustaùs dont celui du forgeron et celui du caperaa (curé). Plus tard, son nom se déclinera en Escobe (1402) et Scobes (1538), avant d'adopter sa graphie définitive. On relève dans la liste des possesseurs de la seigneurie, les noms de Pérer (1624), de Colomme (1676), de la princesse de Marsan (1689), de Labordenne, de Cazenave, de Montaut (1775).

La seigneurie dépendait au XVIe s. de la baronnie de Miossens. Le village possède l'une des mottes les plus imposantes du Béarn, la motte de Berdolou d'un diamètre de 25 m, qui occupe un éperon au confluent du Gabas et l'un de ses petits affluents, semble antérieure a la période médiévale. Le château féodal, siège de la seigneurie y avait ses assises sur une plate-forme surmontant la motte. Sa principale fonction était certainement la surveillance de la voie antique traversant la commune, le chemin de Saint-Pé, ancien chemin de transhumance venant d'Atura (Aire) pour se diriger vers Oppidum Novum (Lourdes) via le chemin Henri IV.

Escoubès a reçu le 1er prix des communes fleuries de moins de 500 habitants, en 2001, pour le soin rigoureux dans l’entretien de ses espaces fleuris et arborés.
                                                                                                               d'après Hubert Dutech  


 

ESCOUBES domine le Gabas et fut la région des touyas. Entre le Gabas et son petit affluent se trouve une très grande motte qui, du fait de sa dimension et de sa position stratégique privilégiée, mériterait une étude détaillée.

L'ancien château d'Escoubès avait son emplacement non loin de cette motte.

Escoubès est cité en 1385, Escobe en 1402, Scobes en 1538...

Les seigneurs d'Escoubès étaient titulaires, alternativement avec l'évêque de Lescar, du droit de présentation à la cure.

René de Pérer fut admis aux États pour la seigneurie d'Escoubès, qu'il avait acquise, le 25 septembre 1624. En 1676, c'est Jacques de Colomme qui était maître des seigneuries d'Escoubès, Louvie et Buziet au détriment du sieur de Lendresse. Mais son admission aux états amena une contestation de M. de Lendresse quoique Louvie et Buziet ressortissaient déjà de la seigneurie de Sévignacq. Après plusieurs séances en septembre 1681 et l'année suivante et des problèmes de créance des dettes de M. de Lendresse, mais aussi d'opposition de M. de Lassalle de Lanneplàa, M. de Colomiés fut enfin reçu aux États le 1er octobre 1682, après avoir fait la preuve qu'il détenait Escoubès depuis cinq ans.

La seigneurie passa ensuite aux mains de la princesse de Marsan qui la vendit par contrat du 4 avril 1689 au sieur de Labordenne reçu le 10 septembre 1689. Le 9 janvier 1732, c'est M. de Casenave qui donne le fief à sa fille épouse de M. Jean de Montaut, conseiller honoraire au Parlement. Il fut reçu le 31 janvier 1775.

L'église romane d'Escoubès mérite l'attention avec son clocher à arcade, son grand porche surmonté d'une salle qui servit de salle d'école, son abside, son portail du XVI° siècle. Le retable est du XVII° siècle.

Il est possible qu'Escoubès doive son nom à la fabrication sur place de balais ( escoubes ) de bruyère ( brane ), graminée ( mélique ).

Un proverbe parle des dimensions impressionnantes du verre à boire de l'ancien curé d'Escoubès. Un autre, assez malveillant, dit aussi : « A Escoubès enta paga, qu'eb disen mercês ».( je ne traduis pas pour que ça reste entre nous ! )

d'après André Anglade. "Vic Bilh le vieux pays"

 

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Dernière modification: 16/09/2013